Il était une fois… la fin.
Mes chères lectrices, mes chers lecteurs,
Je suis au regret de vous annoncer la fin de l’aventure aux États-Unis. Mon séjour en Amérique se termine et je pars faire une escale à Québec au Canada avant de rejoindre rapidement mon doux et chaleureux pays, La France.
Cette merveilleuse aventure sur le sol américain ne se serait jamais dérouler correctement sans le concours et l’encadrement des personnes suivantes (liste non exhaustive) :
Don R., Don O., Tony, Leslie, Aaron, Nicki, Steve M., Steve D., Rachel, Lise, Anne, Chris, Scott, Josh, Brad, Luck, Mike, Jules, Noe, Takie, Miguel, Jay, Carmen, Peter, Sophia, JR, Ray, Lucy, Lisa, Annette, Kaharine, Brenda, Lynn…
…et bien sûr Matthieu, mon collègue français et colocataire pendant toute la durée du séjour, avec qui j’ai passé de très bon moments (à ce propos la collocation s’est très bien passée).
Voir des photos de tout ce petit monde ?
Aussi, je tiens à les remercier. Ne vous inquiétez pas, l’administrateur (moi) revient très prochainement sur ce blog pour vous conter d’autres articles tout aussi passionnant (enfin, je l’espère). Merci à mes lecteurs les plus fidèles sans qui mon blog n’aurait eu grand intérêt.
Mon prochain article portera certainement sur l’Armada à Rouen après vous avoir raconter mes aventures sur mon court séjour au Canada. Affaire à suivre. J’espère vous compter tous nombreux, vous, mes chers et fidèles visiteurs de ce blog, pour la lecture de la suite de mes prochaines aventures. En attendant, passez de bons moments et de mon côté, je vais profiter de vacances bien méritées.
Hasta la vista !
Jérémy, l’administrateur.
The End.
Le retour en France… c’est pour bientôt !
Encore quelques jours sur les terres américaines avant de rentrer au pays. Ouf, enfin !
Rapidement, voici où j’en suis dans mon séjour…
- Mission de stage : terminée.
- Conférence devant le personnel : réalisée.
- Soutenance de stage par visio-conférence avec mes responsables en France : achevée.
Et voici mon programme pour la semaine qui va suivre (du 30 juin au 6 juillet 2008)…
- Lundi matin 6h30 : Une personne de l’Université me conduit à Edmundston (Canada) afin que je puisse prendre un bus pour effectuer les 300 km restants jusqu’à la ville de Québec.
- 6 jours et 5 nuits logé à l’Université de Laval au Canada (à côté de Québec city) afin de profiter un maximum du 400ème anniversaire de la ville de Québec.
- Samedi 5 juillet à 20h25 : Décollage du A330 à destination de Paris - Orly. Dîner, snack et brunch sont servis pendant le vol. Ouf ! Une p’tite nuit dans les airs avant d’atterrir sur le sol français…
- Dimanche 6 juillet 9h10 : Arrivée en France : enfin ! Je vais pouvoir retrouver tous mes proches.
Une date, un début d’été et un festival…
Le 21 juin est le solstice d’été dans l’hémisphère nord. Cette journée du 21 permet de célébrer le début de l’été au travers de la fête de la musique. Des États-Unis d’Amérique en passant par l’Afrique du Sud ou encore l’Égypte pour continuer jusqu’aux pays du soleil levant (Chine, Japon…), la fête de la musique s’est diffusée dans plus de 110 pays sur les cinq continents depuis 1985 (date de lancement en Europe). Cette fête internationale porte différents noms selon les pays (Music Day, Music Fest, Make music, Festa da Música…).
A Edmundston, cité canadienne du comté de Madawaska de 17 000 habitants environ, on célèbre la fête de la musique avec le festival du jazz et du blues.

Matthieu et moi sommes donc allés à ce festival samedi dernier. Arrivés vers 17 heures (heures locale), nous avons profité de pas mal de concerts jusqu’à tard le soir. Nous avons été agréablement surpris par le style musical. Du rock-blues au rythme palpitant des mélodies de la Nouvelle-Orléans et du Bayou de la Louisiane rurale, ce festival c’est de l’énergie et du feeling à l’état brut.
Nous avons d’abord écouté Mean Blues : répertoire à saveur british et texane qui est composé de matériaux originaux et d’interprétations de Blues standard. Suite du programme, c’est avec Mumbo Jumbo Voodoo Combo que ça se passe. Ce groupe a transformé des hymnes de Mardi gras dans leur propre style tout en étant fidèle au genre “Cajun-Blues”. Trop de rythmes pour rester assis, voici un petit extrait du concert (désolé pour la qualité sonore) :
Ce festival a placé la barre très haute. Nous continuons notre soirée avec Dalton Churchill Band et leur éventail de musiques de diverses influences et styles s’étendant du Rythm & Blues, au Jazz, au Latin et au Funk. La tête d’affiche de ce concert était Angel Forrest, chanteuse de Blues Rock qui séduit les foules par son style vocal envoûtant et son charisme hors du commun. Après pas mal d’émotions : fin de la soirée, une personne de l’Université vient gentiment nous chercher avec son gros pick-up pour nous ramener de l’autre côté de la frontière. Là, un p’tit hic ! A la frontière, il nous a fallut répondre à plusieurs questions aux agents de sécurité américains et un contrôle entier de la voiture a été réalisé. Après 15 minutes, nous revoilà aux États-Unis. Fin de la soirée mais pas des aventures en Amérique…
Cliquez ici pour voir les photos de la journée à Edmundston.
Developers Conference 2008
Une conférence organisée par moi et mon collègue français s’est tenue au sein de l’Université de Fort Kent (Maine, USA) jeudi 19 juin 2008.
Cette conférence permettait de présenter notre travail effectué pendant notre séjour aux Etats-Unis. Treize personnes environ (dont nous) étaient conviées à cette conférence. A huit heures pétantes, nous étions réunis autour d’une grande table bien dressée afin de prendre le breakfast (petit déjeuner) qui était offert. La vice présidente commence par faire un petit discours de remerciements puis c’est au tour du président de faire son speech. Hop c’est parti, c’est à nous de rentrer en scène…
Matthieu commence par faire sa présentation avec deux écrans géants comme support visuel et un micro accroché à la chemise. 20 minutes de présentation de son outil qu’il a développé avant d’attaquer la phase des questions.
A mon tour de passer devant l’auditoire. Même traitement, toujours deux écrans géants et le micro à la chemise, je présente mon application devant le personnel et son président. La phase des questions [et réponses] survient et le débat se lance. Faut-il ou non adopter mon application ? Bien sûr que oui ! Je leur démontre que mon outil leur permettra d’améliorer leur efficacité, leur productivité et donc leur rendement.
En plus d’être un outil indispensable et puissant, il est facile d’utilisation. Impec’, l’auditoire est convaincu. Encore une mission réussie…
Avant de repartir, nous avons reçu quelques “présents” (cadeaux) de la part de l’Université d’accueil (c’est la moindre des choses tout de même, non mais oh !). Quelques photos par le photographe et quelques poignées de main avant de repartir travailler…
NDLR : Cette conférence était intégralement filmée. Elle sera mis en ligne sur le site Internet de l’Université. Il faut le dire : on est des stars nous les français… ![]()
Un bilan s’impose.
La fin du séjour approche, un bilan de ma mission de stage s’impose. Quoi ? Qui ? Comment ? Dans quel but ? Que de questions qui sont restées jusqu’ici sans réponse. Je vais essayer d’éclaircir un peu le sujet…
Quoi ? Ma mission de stage consiste à développer une application en ligne permettant de répondre à trois grands objectifs :
- Donner des informations cohérentes à tous les étudiants de l’UMFK sur les programmes académiques.
- Faciliter le partage de l’information en améliorant la réactivité et l’efficacité des services d’informations de l’Université.
- Offrir la possibilité à tous d’effectuer des recherches pertinentes sur un ensemble de catalogue de données au moyen d’un outil simple et efficace.
Qui ? Le projet s’adresse aux futurs étudiants de l’UMFK désireux d’obtenir des informations sur l’Université. Ce projet s’adresse également au personnel de l’Université puisque ceux sont eux qui auront un rôle important dans l’édition du catalogue de données.
Comment ? L’application sera accessible via le site Extranet de l’Université. Le développement du projet se fait sous technologie ColdFusion en intégrant d’autres technologies telles que JAVA, langage C, AJAX ou encore objets de communication DOM…

Afin de réaliser une application cohérente par rapport au cahier des charges, le projet respecte les pratiques de BI (Business Intelligence).
“Business Intelligence describes a set of concepts and methods to improve business decision making by using fact-based support systems. BI is sometimes used interchangeably with briefing books, report and query tools and executive information systems.”
Dans quel but ? L’objectif à atteindre est de remplacer un système existant par une interface en ligne facile d’accès. Chaque contributeur du projet doit pouvoir extraire des données et éditer celles-ci sans la moindre connaissance informatique.
Mission réussie ! L’application est désormais opérationnelle. Plus qu’à convaincre les futurs utilisateurs de l’efficacité de l’application lors d’une présentation sur écran géant. Affaire à suivre…
Sur les traces des Acadiens
Jeudi 12 juin en l’an 2008, petit retour sur les traces des Acadiens…
Nous avons profité d’une petite sortie organisée par l’Université de Fort Kent (Maine, USA) pour retourner sur les traces des ancêtres de la vallée St Jean. Un mini bus est venu nous chercher à l’Université de Fort Kent le matin vers 8h30 pour nous amener au village acadien à Van Burren. Dans ce mini-bus, était au commande Leslie (Director of Information Services).
Steve, étudiant à l’UMFK, a pris la place du copilote et à l’arrière étaient placés : Chris, étudiant également, Lise (Director of Acadian Archives / Archives Acadiennes) , Anne (Library Assistant), Matthieu, Fanny et Mélanie (deux françaises en stage), et moi bien sûr !
Après 40 minutes de trajet en mini-bus et d’enrichissantes explications sur l’Histoire de l’Acadie, nous voilà arrivés au village acadien. Petite photo de groupe s’impose avant de commencer la visite. Nous avons pu apprécier les très intéressantes explications données par la gardienne du village. Le village de maisons inhabitées racontait toute l’histoire des descendants des premiers colons français en Amérique du Nord. En passant par un hangar industriel à l’école acadienne, cette visite aura finalement su bien nous résumer l’histoire d’un vieux peuple francophone. Penchons nous ensemble sur l’Histoire de ce peuple…
Au début du XVIIème siècle, la France et l’Angleterre, profitant d’une diminution de l’influence espagnole le long de la côte de l’Amérique du Nord, ont affirmé leur contrôle de ce qui est aujourd’hui l’est du Maine (Etats-Unis) et les provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et de l’Ile-du-Prince-Edouard. Dans le nord-est les prétentions à la terre se dépassent : ce qui est de nos jours le golfe du Maine est tôt divisé entre les intérêts anglais de la baie Blanche (la baie du Massachusetts) et les entreprises françaises de la baie Française (la baie de Fundy). En 1604 une expédition française menée par Pierre Du Gua, Sieur de Monts a mouillé l’ancre sur la côte du sud-est de ce qui est maintenant la Nouvelle-Ecosse. Le géographe et cartographe, Samuel de Champlain faisait partie de l’équipage. Après avoir fait l’exploration de la baie Française, le sieur De Monts a établi une colonie sur l’île Ste-Croix. Pendant l’été et l’automne de 1604, Champlain s’est aventuré le long de la côte du Maine jusqu’à la rivière Penobscot. C’est lui qui a nommé l’île du Mont Désert et l’île au Haut, qui deviendront deux points de repère importants à la navigation de la côte. Il a en plus fait la reconnaissance de la rivière Penobscot pour y trouver la ville mythique de Norumbega.
Au 17ème siècle, environ cent familles françaises s’établirent dans la région pour y former l’Acadie. Elles développèrent des relations amicales avec les aborigènes, apprenant leurs techniques de chasse et de pêche. Les Acadiens vécurent principalement en régions côtières, sur des terres reprises à la mer par des endiguements nommés aboiteaux.
Les Acadiens sont donc les descendants des premiers colons français des régions au nord-est de l’Amérique du Nord. Même si les Acadiens, tout comme les Canadiens-Français, sont des francophones, l’Acadie fut fondée 4 ans plus tôt que la ville de Québec dans une autre région. De plus, les Acadiens et les Canadiens-Français venaient en général de régions différentes de la France. Ces deux peuples ont donc formé des cultures différentes.
Durant le Grand Dérangement de 1755, un nettoyage ethnique, les Acadiens furent déracinés par les Britanniques. La plupart s’établirent en Louisiane…
L’heure du repas arrive, un petit arrêt au Café de La Place (Madawaska, Maine, USA). Petit moment pour refaire le plein d’énergie avant de repartir pour de nouvelles découvertes. Mais avant, une dégustation du très fameux plat régional : la ploye.
Suite des événements : ça se passe au musée “Tante Blanche”. Une visite très intéressante et d’autant plus que nous avons eu la chance d’avoir de très bonnes explications données par un historien passionné par son métier.
Encore un dernier endroit à voir avant de rentrer (enfin deux plutôt). Le site historique de Sainte Agathe regroupe de très nombreux objets anciens qui retracent l’histoire de la région. Cette visite (toujours gratuite en passant) a permis de comprendre les différents modes de vie des ancêtres de la vallée Saint Jean et du Nouveau-Brunswick. Encore quelques clichés photographiques d’une vue imprenable sur un beau paysage du Maine et hop en mini-bus pour un retour sur Fort Kent…
Orage. L’éclair ne voit pas clair.
Mardi 10 mai, 18h20, tout va bien. Je rentre du travail pour rejoindre l’appartement. Vingt minutes plus tard la pluie tombe. “Ouf, j’ai eu de la chance”, je me dis dans ma tête. Un peu plus, et je serais revenu tout mouillé. Bien au sec, je m’installe dans ma chambre, j’allume mon PC et je démarre une petite session Internet afin de lire mes emails (courriels pour les puristes). Et là, le temps se déchaine. Rien ne va plus dehors. Il pleut à torrents, la vague de vent déferlante arrache les arbres, la foudre se fait accompagner d’un bruit de tonnerre assourdissant. Malgré “toutes les fois qu’il a tonné, le tonnerre ne tombe pas”…
Les lumières s’éteignent, se rallument, s’éteignent une nouvelle fois puis se rallume encore avant de s’éteindre définitivement. Plus d’électricité. En l’éclair d’un instant, nous sommes coupés du réseau électrique. Nous attendons quelques secondes, puis quelques minutes. Rien à faire, le jus ne revient pas. Il est 20h16, nous n’avons pas mangé et nous avons compris qu’il y a de fortes chances pour que le repas du soir ne soit pas de la partie. Que faire ? Et bien attendre. “Il faut laisser passer l’orage” (comme le dit le proverbe français).
Nous sommes donc complètement plongés dans le noir car sans lumière. Nous décidons de prendre nos APN (Appareil Photographique Numérique) . Grâce au flash de ce petit appareil, nous nous en servons afin de nous éclairer. “Pétage de câble”, nous avons faim, nous n’avons plus rien à faire car plus d’électricité, nous sommes dans le noir complet et nous ne souhaitons pas nous coucher tout de suite (désormais, il est 20h35). Voyez par vous même sur la photo ci-contre (Matthieu, mon collègue français) : rien ne va plus à Fort Kent.
21h15, retour à la vie normale. Nous revoilà aux 21ème siècle. C’est là qu’on se rend compte de notre dépendance à la modernité (faut vivre avec son siècle)…
…Vive l’électricité !
NDLR : le lendemain matin, nous apprenons que beaucoup d’arbres sont tombés à cause de la forte tempête qui s’est abattue sur la ville. Décidément, entre les inondations du début du mois de mai et cette tempête, on vit dangereusement aux Etats-Unis.
Hey! C’est pas mon tee shirt…
Vendredi soir, les deux françaises également en stage à l’UMFK (Université du Maine à Fort Kent) étaient passées nous voir à l’appart’ afin de s’échanger des photos. En effet, ces deux filles partent dans environ une semaine et pas question pour moi de ne pas récupérer des photos compromettantes. Remontons dans le temps…
Mi mai (ou fin mai peu importe), nous avons passé une soirée entre étudiants avec encore de nombreuses boissons à volonté. Lors de cette soirée, ce fut un réel échange entre étudiants français (quatre), deux étudiantes canadiennes, deux étudiants espagnols, un étudiant mexicain et bien sûr un étudiant américain.Nous avons participé à un jeu des plus étranges. Ce jeu consistait à lancer un dé et en cas de perte, des gages étaient donnés. Malhreusement pour moi, je n’ai pas eu la chance de me faire raser les jambes, de me faire maquiller ou encore de devoir retirer mes sous vêtements comme certain de mes camarades. Moi, j’ai eu la chance (si on peut dire) d’échanger mes vêtements avec une des françaises. Et là, c’est le drame ! Tout part en vrille et la soirée devient du n’importe quoi. Voyez par vous-même (cliquez pour agrandir) sur la photo suivante, je suis totalement serré dans ce tee shirt qui n’est pas à moi…
Mais je n’ai pas récupérer que des photos comme celles-ci, j’ai également obtenu des françaises des photos de la cérémonie de remise d’awards (rien à voir avec celle de remise des diplômes). Cette cérémonie d’awards s’est déroulée au début du mois de mai et avait pour but de remercier le personnel pour ses bons et loyaux services à l’UMFK. Avant la remise des awards, nous avions été convié à un repas de “prestige” (tout est relatif) où les tables étaient correctement dressées. Vous pouvez regarder quelques photos du repas sur mon album photos en cliquant ici.
Mon neveu est né, mon neveu est né !
Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore, me voilà tonton ! Ma sœur a eu son premier bébé : Antonio. Alors voilà je présente au monde entier mon petit neveu qui est né le 30 mai 2008 à 18h26. Il se porte bien et est un bébé très craquant. Bravo à ma soeur et à mon beau frère pour avoir donné vie à ce petit bout de chou trop mignon !
Quelle joie pour moi de devenir tonton et bientôt parrain. Je tiens vivement à exprimer toutes mes félicitations à ma soeur, mon beau frère et au petit bout’chou. Bonne route à eux. C’est génial une nouvelle vie qui commence…
Je vous invite tous (ceux que je connais, ceux que je ne connais pas et même ceux qui ne connaissent pas ma sœur) à laisser vos commentaires. Ces commentaires feront office de livre d’or pour la naissance de mon neveu.
Cliquez ici pour voir l’album de photos de la naissance de mon neveu.
Le manger, c’est beaucoup plus que du manger…
Depuis que Mike est parti, nous avons trouvé dans un placard une grille à cuisson. Cela tombe bien car la cafétéria n’ouvre désormais plus que le midi. Le soir, c’est à nous de jouer les chefs cuisiniers français ! Grâce à cette grille, nous pouvons nous passer du micro-onde. Que c’est cruel de laisser tomber ce bon vieux micro-onde qui nous aura dépannés plus d’une fois. Mais maintenant, au revoir les pizzas et hamburgers et bonjour les bon p’tits plats à la française.
Euh, je corrige : en fait, nous continuons à manger de temps en temps des hamburgers et pizzas (pizze en italien) quand nous avons la flemme de cuisiner. Quant aux plats dits français : en réalité, les produits sont tellement mauvais que ces plats sont à classer dans la catégorie “plats de cantine”.
“Faut toujours faire attention à ce qu’on mange ! Le manger, c’est beaucoup plus que du manger, c’est de l’amour.” (Jean-Marie Gourio, extrait de l’Eau des fleurs).

Au 17ème siècle, environ cent familles françaises s’établirent dans la région pour y former l’Acadie. Elles développèrent des relations amicales avec les aborigènes, apprenant leurs techniques de chasse et de pêche. Les Acadiens vécurent principalement en régions côtières, sur des terres reprises à la mer par des endiguements nommés aboiteaux.